On parle souvent de projets, d’ambitions, d’inaugurations.

On coupe des rubans, on pose des premières pierres, on promet des lendemains meilleurs. Mais on parle beaucoup moins de ce qui devrait pourtant être au cœur de toute action publique : l’argent public.

Cet argent n’est ni abstrait ni gratuit.
Il vient de nos impôts, de nos taxes, de nos efforts quotidiens. Et lorsqu’il est mal employé, ce ne sont pas de simples lignes comptables qui disparaissent, mais des services, de la qualité de vie, de la confiance.

À Levens comme ailleurs, la gestion municipale est souvent présentée comme sérieuse et équilibrée. Les budgets sont votés, les chiffres s’alignent, les discours se veulentrassurants. Sur le papier, tout semble tenir.

Mais lorsque l’on prend le temps d’examiner les projets dans leur durée, de comparer les coûts aux résultats, et d’observer leurs effets concrets sur le terrain, le récit officiel devient plus fragile.

Des investissements lourds sont parfois justifiés par des objectifs sociaux ou sanitaires légitimes, mais mal situés, mal dimensionnés ou excessivement coûteux. Des projets sont présentés comme indispensables alors que des solutions plus simples, moins chères ou déjà existantes étaient possibles.

Des économies sont mises en avant, alors qu’elles portent en réalité sur le personnel communal et la qualité des services rendus aux habitants. C’est ce décalage entre le discours et la réalité, entre l’intention affichée et l’impact réel, que cette série souhaite éclairer.

Pourquoi cette série ?

Quand les chiffres comptent est une série d’analyses factuelles consacrée à l’usage de l’argent public à Levens. Chaque épisode revient sur un projet municipal, ses objectifs affichés, ses choix concrets et leurs conséquences réelles.

Cette chronique n’a pas vocation à polémiquer ni à attaquer des personnes. Elle vise à mettre à disposition des habitants une lecture documentée, chiffrée et contextualisée de projets structurants, afin que chacun puisse se forger une opinion éclairée.

Parce que gouverner, ce n’est pas seulement décider.
C’est expliquer, justifier et assumer ses choix.

Parce qu’un mandat ne se juge pas à la qualité de sa communication, mais à la pertinence de ses décisions.

Et parce qu’à force de vouloir afficher des symboles, on peut finir par oublier l’essentiel : l’intérêt général et le bon usage de l’argent public.

Une démarche constructive

Mettre en lumière des choix discutables ne suffit pas. L’objectif est aussi de nourrir une réflexion plus large sur la manière dont notre commune est gouvernée.

Cette série s’inscrit dans une perspective résolument constructive : Celle d’une gestion plus responsable, plus transparente, plus participative.

Une gestion où les citoyens ne découvrent pas les décisions une fois l’addition payée, mais sont associés en amont aux choix qui engagent leur avenir collectif.

Changer de méthode n’est pas une option.
C’est une nécessité démocratique.

Les chiffres parleront d’eux-mêmes. Et quand les chiffres parlent, ils comptent.

• Maison de Santé •

À Levens, on a l’art de poser la première pierre avant même de savoir où l’on va.

Le maire, grand architecte de la confusion, a lancé son chantier de maison de santé dans un flou artistique qui ferait pâlir les plus grands illusionnistes.

Entre discours vagues, chiffres qui dansent et promesses sans fondations, le projet vire à la belle foire d’empoigne financière. Le terrain choisi ? Un vrai casse-tête technique et budgétaire. Le coût ? Une surprise de taille qui risque de peser lourd… sur nos impôts.

Mais peu importe la rigueur, quand l’urgence électorale commande la mise en scène. L’essentiel semble être d’arborer la pelle et le casque pour la photo, pendant que les vrais enjeux, eux, restent à la traîne.

Dans cette série, intitulée “Maison de santé” : décryptage d’un projet municipal à Levens“, on démonte pierre après pierre cette bâtisse en trompe-l’œil, et on dissipe les écrans de fumée pour vous révéler les coulisses d’un projet plus politique que sanitaire.

Restez connectés, le spectacle ne fait que commencer.

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Une pierre, et beaucoup de flous

Épisode 1
C’est à grand renfort d’absents – Charles-Ange Ginésy, Éric Ciotti, Christelle d’Intorni – que le maire de Levens a posé la première pierre de la Maison de santé « Patyn » et de 10 logements sociaux dits « inclusifs ».
Une fois de plus, mains ouvertes et verbe flottant, le maire a entamé son discours par son traditionnel « Mesdames, Messieurs… » pour plonger aussitôt dans un véritable galimatias.

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Une maison… sans fondations claires

Épisode 2
Un projet ambitieux mérite une base solide. Ce n’est malheureusement pas ici le cas.
Car au-delà d’un discours confus, aucun document public ne précise concrètement les conditions de fonctionnement de cette future maison de santé et encore moins ses conditions de financement en dehors d’un crédit et de subvention d’argent public.

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6 000 €/m² au fond de la ravine : combien coûte une erreur ?

Épisode 3
Le fond du problème est là : un terrain inadapté, choisi contre toute logique, pour un projet public d’envergure.
Située en bordure de route à fort passage, coincée entre un pont et un ruisseau, la parcelle retenue impose des aménagements techniques lourds et coûteux : cuvelage, parois berlinoises, double parking enterré…

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Logements inclusifs : la générosité… à défaut de lucidité

Épisode 4
Deuxième volet du projet : dix logements dits « inclusifs ».
Une belle idée sur le papier, sauf que le maire semblait en découvrir le contenu le jour même de la pose de la première pierre.
« Maintenant j’ai compris ce que c’est, les logements inclusifs. »
Un aveu saisissant, surtout venant de celui qui lance le projet.
Ce flou n’est pas anodin : il reflète un manque de préparation évident et une gouvernance improvisée.
En réalité, ces logements n’émanent pas d’une volonté politique locale forte d’inclusion, mais d’un besoin de subvention.

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Un pôle d’inclusion sans trottoirs ni piétons

Épisode 5
Inclure, c’est aussi penser l’accessibilité.
Mais autour du futur « pôle d’inclusion », force est de constater que les cheminements piétons sont les grands absents.
Le site retenu, au fond d’une cuvette routière, est bordé par une route où les véhicules roulent le plus souvent à plus de 50 km/h.
Pas de trottoir sécurisé, pas de passage piéton structuré, aucun itinéraire protégé pour les habitants à mobilité réduite ou les enfants à pied.
L’accès se fait sur la chaussée, entre voitures en stationnement.

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Une Maison de Santé… à quel prix pour les finances communales ?

Épisode 6
Le projet de la Maison de santé et ses 10 logements inclusifs n’est pas qu’une aventure architecturale ou sociale, c’est surtout une opération financière majeure pour la commune de Levens.
Le coût total annoncé s’élève à 6,5 millions d’euros, dont 3,7 millions pour la seule maison de santé. Un montant conséquent, que la commune finance à hauteur de 31 % par des fonds publics, l’État et la mairie confondus. Le reste provient d’un prêt important contracté par le promoteur social, ainsi que de fonds propres du Département.

• Le Presbytère “PMR” •