Logements inclusifs : la générosité… à défaut de lucidité
Maison de Santé de Levens – Épisode 4
Deuxième volet du projet : dix logements dits « inclusifs ». Une belle idée sur le papier, sauf que le maire semblait en découvrir le contenu le jour même de la pose de la première pierre.
« Maintenant j’ai compris ce que c’est, les logements inclusifs. »
Un aveu saisissant, surtout venant de celui qui lance le projet.
Ce flou n’est pas anodin : il reflète un manque de préparation évident et une gouvernance improvisée.
En réalité, ces logements n’émanent pas d’une volonté politique locale forte d’inclusion, mais d’un besoin de subvention.

Face à l’explosion des coûts de construction, il fallait boucler le montage financier.
En intégrant du logement social inclusif, très soutenu par le Département et la Métropole, le projet a pu bénéficier d’aides supplémentaires.
Une opération bien pensée… pour les finances du promoteur. Moins pour les Levensois.
Car ces logements sont réservés à des publics spécifiques, fléchés par les instances sociales. Ils ne répondent donc à aucune des 72 demandes de logements sociaux ordinaires aujourd’hui enregistrées sur la commune.
On pourrait croire à un geste généreux.
On y voit surtout un détachement préoccupant face à la réalité sociale locale.
Et surtout, un nouveau décalage entre les discours et les actes.

