De la chapelle au cimetière : les flammes du désœuvrement et les cendres de l’inaction
À Levens, les flammes ne consument pas seulement des fleurs en plastique ou des napperons – elles révèlent une autre combustion, plus lente, plus insidieuse : celle d’un système d’indifférence et d’improvisation chronique.
On préfère parler de « petit vandalisme » plutôt que de reconnaître une faille béante dans la gestion de la sécurité publique. On appelle à la prudence tout en délivrant des jugements hâtifs. On se rassure pendant que la confiance fond comme le plastique sur les tombes.
Mais voilà : à force de minimiser, de temporiser, d’éviter le fond du problème, on s’expose à pire. Car si la profanation devient banale, si la chapelle peut brûler sans provoquer d’électrochoc, qu’en sera-t-il demain de nos écoles, de nos maisons, de notre sentiment d’appartenance ?
Les Levensois ne demandent pas des coups d’éclat. Ils demandent des réponses, des actes et de la constance.
Et surtout : qu’on arrête de considérer leur sécurité comme un sujet secondaire !
Le maire, prompt à défendre tous ses projets, aura-t-il autant d’énergie à restaurer la sérénité dans le cœur de son propre village ?
