PROFANATIONS À LEVENS : POURQUOI MINIMISER L’INACCEPTABLE ?
Dimanche dernier, huit tombes ont été dégradées au cimetière de Levens, malheureusement, ce n’est pas un acte isolé : il y a un mois et demi, quatre tombes avaient déjà été souillées, et la semaine précédente, la chapelle des Pénitents noirs était la cible d’une tentative d’incendie.
Pour le maire Antoine Véran, il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives : « Ce n’est pas un geste politique. On est plutôt dans du vandalisme. »
Pas de conclusions précipitées, dit-il… tout en en tirant lui-même. Tandis que les gendarmes, eux, gardent la retenue propre à leur fonction, et indiquent que l’enquête est toujours en cours n’en déplaise à Monsieur le Maire, qui semble déjà avoir classé l’affaire.
Que reste-t-il de la tranquillité levensoise ? Cette sérénité que l’on prétend encore intacte alors que des tombes brûlent et que les familles sont sous le choc ?
Non, ce ne sont pas de simples incivilités. Ce cap est franchi depuis longtemps. Absoudre, minimiser, c’est déjà excuser. Et pendant que l’on relativise, on sème l’impunité.
Ce qui s’est passé à Levens, quelle qu’en soit la motivation, ce sont des actes de profanation intolérables.
Le curé de la paroisse, le Père Banvillet, reste mesuré dans ses propos, mais dépose plainte « pour dégradation volontaire d’un lieu de culte ». Il a raison : le sentiment d’impunité, mêlé au désœuvrement, peut mener au pire.
Aujourd’hui, des tombes, demain l’école ou la maison du voisin !
La réalité est là : nous ne sommes plus épargnés.
Notre paisible commune est en train de glisser dans une insécurité ordinaire, celle qui s’installe à bas bruit — par les flammes d’un cimetière, les dégradations d’un véhicule, la disparition de colis dans un hall d’immeuble, un scooter volé devant la maison.
Pourquoi minimiser ? Sauf à vouloir tempérer la responsabilité du Maire Antoine Véran qui n’a jamais doté la commune d’une police municipale digne de ce nom, alors même que la population a doublé sous ses mandats successifs.
Souvenons-nous d’Antoine, le garde champêtre de la commune du temps du sénateur Raybaud, seul en poste pendant 30 ans … pour 1.200 habitants.
Qu’avons-nous aujourd’hui ? Un ou deux ASVP à mi-temps ou en formation, qui passent comme des hirondelles sans rester plus d’une saison… Alors que la population a quadruplé.
Le maire de Levens explique qu’il n’arrive pas à recruter et lorsqu’il recrute, qu’il n’arrive pas à maintenir les agents de sa Police municipale, quand il ne les fait pas lui-même partir…
Pourquoi ces successions de démissions alors que d’autres communes y arrivent ? Un problème de management ?
Comparons pour comprendre :

Il est temps d’agir !
Levens doit enfin se donner les moyens d’assurer la sécurité de ses habitants, de ses lieux de mémoire.
Le refus de voir, d’entendre, de prévoir, a un prix que paient aujourd’hui les familles des défunts profanés.
Il est temps de changer !
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Voir l’article de France 3 Côte d’Azur du lundi 26 mai 2025
Voir également l’article de BFM TV du 27 mai 2025
Enfin, l’article paru dans l’édition du 26 de Nice Matin :

