“Vert-Azur” vire au pâle ; une ambition fanée…
Notre précédent article sur le Salon Vert Azur aurait, selon les organisateurs, peiné, voire blessé certains bénévoles. C’était loin d’être l’intention.
Comme à l’accoutumée, ceux-ci se sont dévoués entièrement pour la réussite du salon.
Aussi, avant d’aller plus loin, nous tenons à les remercier. Sans eux, rien ne serait possible.
Ils donnent de leur temps, de leur énergie, souvent dans l’ombre et toujours avec cœur.
Leur engagement est précieux, et personne ne le conteste.
Qu’ils soient ici remerciés sincèrement pour leur contribution, année après année.
Mais justement : on ne peut pas leur demander de tout porter seuls, faute de réel soutien politique et de vision nouvelle, leurs efforts se heurtent aujourd’hui à un plafond de verre. On ne peut pas leur demander de porter seuls un projet qui peine à se réinventer. C’est bien collectivement, qu’organisateurs, élus, habitants, associations et exposants, doivent construire l’avenir.

J’aime Levens n’a pas d’autre objectif que de relever les faits, pour, qu’ensemble, nous puissions bâtir une nouvelle page pour Vert Azur.
Un salon plus proche des Levensois, plus respectueux de son environnement et plus fidèle à l’esprit de partage qui l’a vu naître.

Alors, pourquoi cet échec ?
Un déficit de communication ? Un programme tiède ?
Des animations sans rapport avec les ambitions écologiques affichées ?..
Ou simplement un concept à bout de souffle, qui peine à se renouveler pour séduire les nouvelles générations ?
Toutes ces pistes méritent d’être posément examinées.
Par les organisateurs, d’abord. Mais aussi par les Levensois ; les premiers concernés.
Car Vert-Azur n’est pas un événement comme les autres.
Ou plutôt, il ne devrait pas l’être. Ce salon devrait être le miroir d’une identité levensoise en dialogue avec la nature, l’agriculture et la ruralité vivante.
Un lieu de convergence entre passé et futur, où les traditions se conjuguent avec l’innovation durable.

Alors, faut-il tirer un trait ? Non. Mais tirer les leçons, certainement.
Prenons les faits. Un salon dit « de la nature », sans le moindre stand du Parc national du Mercantour, aucun club de randonnée ; rien sur les sentiers balisés, le sport nature ou les espaces Natura 2000….
Il fallait chercher longtemps pour y sentir le moindre souffle de biodiversité.
Les agriculteurs locaux ? Invisibles à l’exception des amis.
Les apiculteurs, fromagers, maraîchers ? Dissous dans la foule des vendeurs de babioles qu’on retrouve sur tous les marchés.
À ce rythme, on finira par confondre Vert-Azur avec une braderie estivale.
La date, enfin : organiser un salon sur le pont de l’Ascension, c’est comme planter des tomates à l’ombre – ça ne prend pas !
Beaucoup de familles étaient tout simplement ailleurs.
Un minimum de lucidité aurait suffi à anticiper.
Mais le vrai mal est plus profond. On le sent : la mécanique tourne à vide.
Depuis que l’association est devenue quasi para-municipale, les éditions se succèdent, sans surprise, ni élan. Les discours sont convenus, les gestes automatiques…
La routine s’est installée au Grand Pré.
Les idées ? En sommeil !
Les animateurs ? Peut-être usés...
Et pendant ce temps-là, Levens rêve d’autre chose.
Avec de vrais partenariats : des clubs locaux, des associations nature, des agriculteurs du coin, des chasseurs, des amoureux de la randonnée, des artisans du durable. Un salon à l’image de notre territoire, rustique, mais fier, enraciné, mais ouvert.
Vers un renouveau. Vers une autre manière de faire. Un autre état d’esprit.
Alors… peut-être est-il temps ?
Le temps d’écouter… Le temps de changer.
Le temps de passer la main.
Au revoir, Monsieur le Maire !
