“DÉMOCRATIE LOCALE, OUVERTURE, SOLIDARITÉ, RESPECT DES HABITANTS…“
Quand Antoine Véran découvre soudain la démocratie…
« Démocratie locale, ouverture, solidarité, générosité, principes d’égalité, respect des habitants… »
Tiens donc… Voilà des mots nouveaux dans la bouche d’Antoine Véran.
On croirait entendre… J’aime Levens.
Preuve éclatante que l’opposition a son utilité : elle le fait réfléchir.
Encore un petit effort… et il finira peut-être par démissionner.
Le respect selon Antoine Véran : slogan devant, bulldozer derrière
Dans son édito, le maire explique que ses opposants n’auraient qu’un seul programme : « nuire au maire ».
Quelle boursouflure d’ego : se croire à ce point indispensable que toute opposition devient une nuisance personnelle.
Après 32 ans de pouvoir, c’est toujours la même rengaine :
les coupables, ce sont les autres.
Jamais sa méthode.
Jamais son isolement.
Jamais ses erreurs.
Curieuse définition de la démocratie :
Critiquer = nuire
Contester = saboter
Recourir au droit = trahir
Bref, voter autrement devient un crime de lèse-majesté municipale.
Mais si des habitants s’opposent à lui, ce n’est pas par sport.
C’est parce que depuis trop longtemps, les décisions tombent sans concertation, comme la grêle sur les oliviers.
Parc photovoltaïque sur le mont Arpasse : sans débat.
Logements BRS au Parc Laval : sans discussion.
Maison de santé : sans bon sens géographique.
Voilà la démocratie version Antoine VERAN :
Je décide, vous applaudissez ; sinon, vous devenez des nuisibles.
Mais ce sont les Levensois qui subissent :
Ses projets mal pensés, ses décisions imposées,
sa politique coupée du réel,
et une commune transformée sans leur consentement.
Voilà la vraie nuisance.
Pas l’opposition.
Pas les recours.
Pas les citoyens.
La nuisance, c’est son entêtement.
32 ans de pouvoir, et toujours les autres coupables.
Après 32 ans de mandat, Antoine Véran découvre soudain que tout ce qui ne va pas serait la faute des opposants.
Étrange coïncidence.
Jamais sa méthode.
Jamais son isolement.
Jamais ses erreurs.
Toujours les autres.
À force de fustiger ses contradicteurs, le maire révèle surtout ce qu’il est devenu :
Un potentat local raidi sur son fauteuil, prêt à tout pour se maintenir, quitte à repeindre son autoritarisme en démocratie participative.
Voir Antoine Véran invoquer aujourd’hui « le respect des habitants » est presque émouvant.
C’est un peu comme entendre un pyromane donner une conférence sur la prévention des incendies.
Merci à l’opposition :
Elle lui a appris de nouveaux mots.
Reste maintenant à lui apprendre les actes.
La campagne est ouverte.
Le masque est tombé.
Le vieux disque est rayé.
Il est temps de siffler la fin de la partie.
Game over, Antoine.
Levens mérite mieux qu’un pouvoir fatigué qui découvre la démocratie à l’approche des élections.
